L’État de New York recule quant à ses ambitions climatiques

En 2019, l’État de New York a promulgué sa loi sur le climat. Celle-ci fixe une réduction d’au moins 85 % des émissions de gaz à effet de serre de l’État d’ici 2050. Les émissions résiduelles devront être traitées par la capture et la compensation du carbone. Une diminution intermédiaire de 40 % est prévue d’ici 2030. Le ministère de la Conservation de l’environnement de l’État (DEC) devait aussi adopter avant fin 2024 une réglementation pour faire respecter ces objectifs. Mais cela est toujours en suspens. Fin 2025, la Cour suprême de New York a ordonné au DEC de publier cette réglementation début 2026, sauf si la loi était modifiée. Mais Donald Trump a été élu.

Le 20 mars 2026, la gouverneure de New York, Kathy Hochul, a donc annoncé dans une tribune son intention de réviser cette loi. Elle estime que l’objectif de réduction de 40 % d’ici 2030 est devenu « coûteux et inatteignable », et qu’il imposerait des « coûts exorbitants aux entreprises et aux résidents de New York ». Elle propose d’amender la loi afin de repousser à fin 2030 l’obligation d’édicter des réglementations visant à diminuer les émissions de GES. Un nouvel objectif sera fixé pour 2040. La gouverneure justifie ces modifications par les bouleversements enregistrés depuis 2019 : l’inflation post-COVID, les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, l’offensive tous azimuts lancée par l’administration Trump et les élus républicains contre les énergies renouvelables et les incitations fiscales qui soutenaient les entreprises et les particuliers.