La fédération syndicale internationale UNI Global Union et le groupe de distribution Carrefour ont signé un accord international, le 1er octobre 2015, pour la promotion du dialogue social et de la diversité, et pour le respect des droits fondamentaux au travail. Il s’agira, à travers cet accord, de mener des actions sur la diversité et l’égalité professionnelle, et de défendre les droits fondamentaux (liberté syndicale, principes de négociation collective, sécurité, conditions de travail) au sein du groupe Carrefour, mais aussi chez ses fournisseurs ou franchisés. Cet accord se substitue à celui signé en 2001.
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Baromètre 2015 du Medef sur l’égalité des chances en entreprise
Le Medef a rendu public, le 7 octobre, son baromètre 2015 de l’égalité des chances en entreprise. Parmi les enseignements, on note les éléments suivants : pour 49 % des personnes interrogées, cette question devrait être prioritaire ; pour 27 % d’entre elles seulement, elle l’est réellement pour la direction de leur entreprise ; 57 % estiment qu’elles pourraient être victimes de discrimination sur leur lieu de travail ou à l’embauche ; l’âge reste la principale crainte dans ce domaine (36 %) ; les chantiers prioritaires doivent être le genre (31 %) et l’âge (30 %).
Nestlé : bons points pour l’environnement et mauvais points pour les droits de l’Homme
En 2010, après plusieurs mois d’une campagne menée par l’association écologiste Greenpeace, le géant de l’agroalimentaire Nestlé avait déclaré qu’il n’intégrerait plus, dans son produit KitKat, d’huile de palme ayant contribué à la déforestation. A la fin du mois d’août, la compagnie suisse a affirmé qu’elle voulait aller plus loin et annoncé que l’intégralité de ses barres chocolatées KitKat utiliseraient uniquement du cacao accrédité par des tiers d’ici au premier trimestre 2016, et ce afin de lutter contre le travail des enfants dans les plantations. Mais Nestlé fait aussi l’objet d’une plainte déposée par quatre personnes auprès d’une cour fédérale de Continue reading →
Manifestations monstres en Inde contre la réforme du droit du travail
A la suite de la rupture des négociations entre le gouvernement et les syndicats en ce qui concerne la réforme du travail en Inde, ces derniers avaient appelé à un mouvement de grève général. Selon les syndicats, les réformes proposées faciliteront les licenciements, alors que les organisations syndicales réclament, au contraire, une amélioration du droit (nouveau salaire minimum, salaires identiques pour les salariés contractuels et réguliers, sécurité sociale universelle pour tous les travailleurs, application stricte de toutes les lois fondamentales du travail…). Selon certaines estimations, ce sont plusieurs dizaines de millions de personnes qui sont descendues dans la rue le 2 septembre.
Les syndicats indonésiens appellent à une augmentation du salaire minimum de 25 %
Les principales centrales syndicales indonésiennes ont rejeté la proposition du gouvernement d’ajuster l’augmentation du salaire minimum sur la base d’un calcul automatique sans passer par des négociations. Elles ont, en conséquence, lancé une campagne revendiquant une augmentation de 25 % de ce salaire minimum pour 2016. Le montant, différent en fonction des provinces, s’établit actuellement dans une fourchette comprise entre 120 et 160 euros.
Petit coup de pouce du gouvernement japonais pour la promotion des femmes dans les entreprises
En dépit des quelques progrès enregistrés au cours de ces dernières années, la situation des femmes dans les entreprises japonaises reste un enjeu majeur. D’une part, parce que la part des femmes occupant des postes à responsabilité ne représente que 8,4 % (contre 6,9 % en 2012) et d’autre part, parce que d’ici à 2060, la population du pays devrait diminuer de 30 %. Une récente étude de la banque Goldman Sachs indique que le PNB du pays pourrait gagner 13 % avec un accroissement du rôle des femmes dans les entreprises. Le gouvernement commence donc à adopter des mesures pour faire évoluer la situation, la dernière en date étant d’obliger Continue reading →
Les sociétés cotées aux Etats-Unis contraintes de publier les écarts de rémunération entre dirigeants et salariés
La compagnie d’assurance écossaise Standard Life, cotée à la Bourse de Londres, a annoncé le 24 août être devenue la première société du secteur privé reconnue « Living Wage Friendly Funder » par la Living Wage Foundation (LWF) britannique. Cela signifie que les salariés britanniques du groupe perçoivent tous au moins le minimum de subsistance (living wage) et que la compagnie s’engage à ce que les emplois des organisations caritatives qu’elle finance soient au moins rémunérés à ce niveau. Le salaire de subsistance horaire s’élève aujourd’hui à 9,15 livres pour Londres et à 7,85 livres pour le reste du pays. Le salaire minimum Continue reading →
KPMG préconise de relever le salaire minimal au Royaume-Uni à la hauteur du salaire de subsistance
Actuellement, au Royaume-Uni, le salaire minimum horaire s’élève à 6,5 livres. Il devrait être porté à 7,2 livres l’an prochain selon le nouveau budget présenté le 8 juillet. Mais il existe aussi outre-Manche un salaire de subsistance reconnu (établi par la Living Wage Foundation), qui se monte à 9,15 livres pour Londres et à 7,85 livres pour le reste du pays. C’est dans ce contexte que le cabinet d’audit KPMG a rendu public, le 6 juillet, un rapport qu’il conclut en indiquant qu’une hausse du salaire minimum jusqu’au niveau du salaire de subsistance serait profitable non seulement à l’économie du pays, mais aussi à l’ensemble des parties concernées. Continue reading →
La Birmanie se dote d’un salaire minimal
Après des décennies de plomb, la Birmanie s’engage très lentement dans la voie de la démocratie. Pour ce qui est du droit du travail, les syndicats ne sont autorisés que depuis trois ans. Le 29 juin, un nouveau pas a été franchi avec la mise en place par le pays d’un salaire minimum. Celui-ci devrait être adopté au plan législatif après une période probatoire de deux mois destinée à recueillir les commentaires. Son montant sera égal à 3 600 kyats, soit 2,87 euros au cours actuel, pour une journée de travail de huit heures.
Le gouvernement britannique veut plus de transparence sur les salaires des hommes et des femmes
Dans la plupart des pays, les femmes sont moins bien payées que les hommes. Selon les derniers calculs de l’Office for National Statistics (bureau britannique des statistiques), la différence serait de 9,4 % en moyenne au Royaume-Uni. Dans son programme électoral, le parti conservateur (vainqueur aux dernières élections en mai) s’était engagé à ce que les sociétés de plus de 250 salariés publient les décalages de salaire entre hommes et femmes afin d’accélérer la réduction des écarts observés. Le 14 juillet, le gouvernement a lancé une consultation, qui prendra fin le 6 septembre, pour identifier la meilleure manière de publier les informations sur les rémunérations par genre.
En Corée du Sud, les étrangers en situation irrégulière ont désormais le droit de se syndiquer
Les flux migratoires entre les Etats ou à l’intérieur des frontières, qu’ils soient volontaires ou qu’ils résultent de facteurs externes comme les conflits, la répression, les phénomènes naturels ou la pauvreté, constituent un phénomène qui s’amplifie. Dans un grand nombre de cas, les populations concernées sont dépourvues de documents officiels, ce qui les rend très vulnérables, notamment vis-à-vis de leurs employeurs. Le 25 juin, la Cour suprême de Corée a légalisé le syndicat Seoul-Gyeonggi-Incheon, composé de travailleurs en situation illégale, infirmant ainsi une décision du ministère du Travail. La Cour a appuyé son jugement sur le fait que le droit pour les migrants sans papiers de s’organiser en syndicat était une norme internationale.
La CSI classe les pays en fonction des violations des droits sociaux
Pour la deuxième année consécutive, la Confédération syndicale internationale (CSI) publie son indice des droits des travailleurs dans le monde. Le rapport analyse la situation dans 141 pays classés sur la base de 97 indicateurs émanant des conventions et de la jurisprudence de l’Organisation internationale du travail. La CSI remarque, en particulier, que les pays européens enregistrent la détérioration la plus marquée des droits des travailleurs. Cet état des lieux constitue un bon outil pour les entreprises qui souhaiteraient disposer d’une cartographie afin de maîtriser les risques sociaux liés à leurs opérations sur le plan international. Continue reading →
Le Parlement marocain veut interdire les publicités susceptibles de porter atteinte à la femme
Les questions religieuses qui traversent notre société touchent par ricochet celle de la dignité de la femme et de sa représentation dans l’espace publicitaire. Dans ce cadre, la commission de l’Enseignement, de la Culture et de la Communication du Parlement marocain vient d’adopter un texte de loi visant à interdire toute publicité portant atteinte à l’image de la femme ou diffusant des messages qui véhiculent des stéréotypes négatifs ou incitent à la discrimination à l’égard des femmes. Le texte doit maintenant être soumis au vote des parlementaires.
L’Indonésie veut s’attaquer au travail des enfants
Le ministère indonésien du Travail a annoncé, lors de la Journée mondiale contre le travail des enfants, son intention d’éradiquer le travail des enfants d’ici à cinq ans. Selon le ministère, le pays compte aujourd’hui quelque 17 millions d’enfants qui travaillent, dont un quart assure des tâches dangereuses. Le plan est ambitieux. En effet, il ne suffit pas d’interdire l’embauche des enfants et de contrôler que cette interdiction est respectée, il faut aussi prévoir des mesures d’accompagnement, comme l’intégration des enfants dans le système scolaire et le développement du pouvoir d’achat des familles qui perdent une source de revenu, parfois Continue reading →
PSA Peugeot Citroën complète son dispositif contre les discriminations
Dans son communiqué du 21 mai, PSA Peugeot Citroën a annoncé la signature d’un nouvel accord avec les organisations syndicales sur la diversité et la cohésion sociale. S’il ne concerne que la France, ce pacte fait référence à l’accord-cadre mondial sur la responsabilité sociale du groupe. Le document met l’accent sur plusieurs questions sensibles, comme l’insertion des jeunes dans le marché du travail, en particulier par le biais des contrats en alternance (avec notamment un objectif de 30 % de féminisation et une priorité donnée à ces contrats lors de recrutements en CDI) et l’intégration de certains groupes de population éloignés de Continue reading →
Michelin soigne la réorganisation de son outil de production et ses effets sur l’emploi
L’accord signé le 19 mai entre le fabricant de pneumatiques français Michelin et les syndicats de son usine de Roanne dans le département de la Loire montre qu’il est possible, grâce à une anticipation de l’évolution des marchés et à la négociation, d’éviter les effets désastreux d’une restructuration. Le pacte prévoit d’abandonner la production des pneus 16/17 pouces, dont les coûts de fabrication ne sont plus compétitifs face à la concurrence asiatique, et de la remplacer par une nouvelle chaîne de production pour des pneus de 19 à 21 pouces destinés aux véhicules de luxe. Le site, qui emploie actuellement 850 salariés dont 770 en CDI, Continue reading →
Une étude dresse un panorama des conditions de travail chez Nokia durant deux décennies
Quelques jours après l’absorption d’Alcatel-Lucent par Nokia, mais aussi à la veille de l’assemblée générale du géant finlandais (qui s’est déroulée le 5 mai), trois associations – Somo (Pays-Bas), Cereal (Mexique), Cividep (Inde) – ont publié une étude sur l’histoire des conditions de travail chez Nokia durant les deux dernières décennies. Les auteurs résument les conclusions de leur rapport en deux phrases : mauvaises conditions de travail durant les années fastes ; énormes bonus pour les investisseurs et la direction pendant les années difficiles.
Le taïwanais Foxconn enregistre en 2014 un bénéfice record
Le fabricant taïwanais de composants électroniques Foxconn est l’un des plus importants employeurs privés de la planète, mais aussi l’un des plus controversés en raison des conditions de travail de ses salariés, qui défrayent régulièrement la chronique. Il est aussi le sous-traitant des principaux producteurs de produits électroniques grand public (Apple, Samsung…). En 2014, le groupe a enregistré un bénéfice record de 130,5 milliards de dollars taïwanais (3,86 milliards d’euros). Cela devrait rendre plus attentives encore les associations spécialisées dans la défense des droits sociaux des salariés dans les pays à bas coût de main-d’œuvre et des syndicats.
McDonald’s augmente ses salaires aux Etats-Unis mais uniquement pour ses restaurants détenus en propre
La chaîne de restauration McDonald’s a annoncé au début du mois d’avril que le salaire des employés de ses restaurants aux Etats-Unis serait porté à un dollar au moins au-dessus du salaire horaire minimum local à partir du 1er juillet. La moyenne nationale s’établira ainsi à 9,90 dollars de l’heure. La direction avance plusieurs arguments pour justifier ce geste, notamment que l’amélioration du marché de l’emploi l’expose au risque de perdre ses meilleurs éléments. Mais cette disposition ne concernera que les 90 000 employés de ses 1 500 restaurants détenus et dirigés en propre, écartant les 750 000 salariés des 12 500 restaurants sous Continue reading →
Une nouvelle étude révèle les conditions de travail dans l’industrie de l’électronique au Mexique
L’association mexicaine CEREAL (Centro de Reflexión y Acción Laboral) vient de publier une nouvelle étude sur les conditions de travail des sous-traitants de l’industrie électronique au Mexique. Outre une bonne présentation du secteur, le rapport décrit les conditions de travail dans plusieurs usines fournissant les grandes compagnies du secteur de l’électronique (IBM, Jabil, Foxconn, Sanmina SCI, Microsoft…) : horaires de travail, harcèlement sexuel, restriction de la liberté syndicale, rémunérations…
