L’avènement de l’IA et l’accélération de sa mise en œuvre dans les processus de management inquiète, y compris en ce qui concerne les emplois. C’est le cas dans le secteur bancaire. Malgré les alertes – BNP Paribas et Société Générale ont annoncé 3 000 suppressions de postes en début d’année –, les établissements bancaires se veulent rassurants. Dans sa réponse aux questions écrites sur ce thème du Forum pour l’investissement responsable (FIR) dans le cadre de son assemblée générale, BNPP n’évoque pas d’éventuelles menaces sur l’emploi, mais souligne l’assistance que procurera l’IA aux collaborateurs, et les formations qui sont dispensées au personnel pour qu’il s’approprie les outils et pour accélérer l’acculturation.
Les risques pour l’emploi semblent pourtant bien réels. Ainsi, dans un communiqué du 19 mai 2026, la banque britannique Standard Chartered a annoncé qu’elle supprimerait 15 % des postes dans les fonctions supports d’ici 2030, près de 7 800 emplois sur un total de 52 000 salariés occupant ces fonctions et un effectif global d’environ 82 000 personnes à travers le monde. Cette stratégie vise à rationaliser les activités de la banque en remplaçant le « capital humain à faible valeur ajoutée » par la technologie. Le P.-D.G. du groupe, Bill Winters, affirme que StanChart offre toutes les possibilités de repositionnement aux salariés qui voudront poursuivre leur carrière…
