Quoi qu’on en dise, la communication d’informations sociales, sociétales et environnementales est une condition incontournable pour promouvoir une responsabilité élargie des entreprises. Les forces contrariant cette affirmation sont à l’œuvre. Mais celles qui la défendent aussi. Même la conservatrice Securities and Exchange Commission a l’air de vouloir se convertir à l’obligation de fournir des informations ESG formalisées, tout simplement parce qu’il y a une demande pressante, notamment de la part des investisseurs financiers, de pouvoir comparer des données extra-financières. Mais attention, ce n’est pas parce que des informations ont été divulguées qu’elles sont forcément exactes. Les rejets de méthane déclarés par les opérateurs pétroliers au Texas semblent justifier cette méfiance. Il est néanmoins possible de déceler les lacunes ou l’incohérence des discours (et d’amorcer une démarche d’engagement), à condition bien sûr de connaître parfaitement les sujets. Certaines problématiques sont sous-estimées, victimes de l’approche sectorielle qui hiérarchise les enjeux en vase clos. D’autres, au contraire, montent en puissance, comme les atteintes à la vie privée par les réseaux sociaux. C’est le cas pour Meta, qui cumule près de 12 milliards de dollars d’amendes depuis 2010. Cela représente toutefois moins de 4 % des profits du groupe sur la même période.
