Le combat sans merci que se livrent celles et ceux qui croient dans les vertus de l’intégration de l’intérêt commun dans les démarches individuelles, et ceux qui militent pour donner la priorité absolue aux affaires n’est pas près de s’éteindre. Le 8 avril 2025, Donald Trump a signé un nouveau décret visant à interdire aux États (New York, Vermont, etc.) d’infliger des amendes aux compagnies pétrolières pour leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais l’opposition n’est pas inactive. Au Texas, des acteurs engagés sont ainsi parvenus à bloquer le dépôt d’un projet de loi visant à empêcher les entreprises d’intégrer leurs rejets de GES texans dans leurs émissions mondiales sous peine de lourdes sanctions. Sur d’autres sujets, le 2 avril, DWS, la branche de gestion d’actifs de la Deutsche Bank, a été condamnée à verser une amende de 25 millions d’euros pour avoir induit les investisseurs en erreur sur sa gestion ESG. La fondation suisse Ethos, quant à elle, estime que les informations publiées par Nestlé au sujet du scandale du traitement de l’eau en France sont insuffisantes et recommande aux actionnaires de ne pas accorder la décharge au conseil d’administration. Le 3 avril, la justice kenyane a décidé de se saisir d’une plainte déposée contre Meta pour avoir alimenté les violences ethniques dans la région du Tigré (Éthiopie)… L’adversité n’est-elle pas une occasion de redoubler d’énergie, de resserrer les liens, de conclure de nouvelles alliances, de garder sereinement, mais fermement le cap ?
