Longue grève dans l’usine ArcelorMittal de Shelby (Ohio, États-Unis) pour la reprise des négociations collectives

L’industrie sidérurgique mondiale traverse une période difficile. Le Mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est entré en vigueur le 1er janvier 2026. Il soumet certains produits importés sur le territoire de l’Union européenne à une tarification du carbone équivalente à celle appliquée aux industriels européens fabriquant ces produits. La sidérurgie est concernée par ce mécanisme. Les producteurs tels que ArcelorMittal, présents sur le territoire de l’Union, se disent satisfaits de ce qu’ils considèrent comme une avancée et un rééquilibrage des règles de concurrence. Cela n’empêche pas le groupe de réduire ses effectifs (France, Afrique du Sud…).

En parallèle, la firme est confrontée à des mouvements sociaux qui traduisent le mécontentement des travailleurs quant à la situation actuelle et à leurs conditions de travail. C’est le cas dans l’usine de Shelby (Ohio, États-Unis), où les salariés sont en grève depuis le 13 janvier. Ils réclament des négociations pour la mise en place d’une « convention équitable ». Entamées début septembre 2025, les discussions ont été interrompues en janvier de cette année. Les syndicats demandent des aménagements d’horaires de travail, le remaniement des dispositions relatives aux soins médicaux et le retour de la direction à la table des négociations.