LVMH et Russie

Le 24 février 2022, la Russie agressait militairement l’Ukraine. Quatre ans plus tard, malgré les sanctions internationales, le conflit sanglant perdure. De nombreuses entreprises occidentales ont quitté le pays. Mais d’autres y ont conservé des activités, contribuant financièrement à l’effort de guerre de Vladimir Poutine. Le groupe français LVMH a préféré fermer ses boutiques de luxe et céder à perte ses magasins Sephora. Mais il a conservé discrètement le Grand Hôtel Europe à Saint-Pétersbourg, un établissement cinq étoiles détenu par sa chaîne d’hôtels Belmond. Cette activité est tout à fait légale au regard des sanctions internationales. Mais, selon l’agence Reuters qui a dévoilé l’information le 27 février 2026, l’hôtel tire des revenus d’entreprises sous sanctions : filiales de Rostec (fabrication d’armes), VTB (fabrication d’armes), filiale de Tactical Missiles Corp, Sovcomflot (construction navale), Rosneft (énergie), Sberbank, Sovcombank.