La défaite de Viktor Orbán aux élections en Hongrie est une bonne nouvelle. Même si elle n’augure pas un retour en grâce de la RSE dans ce pays et en Europe, elle offre probablement plus de possibilités sur certains sujets, et notamment sur la question des énergies renouvelables. Sur un autre sujet, la condamnation par le tribunal correctionnel de Paris, le 13 avril 2026, du cimentier français Lafarge (désormais intégré au groupe suisse Holcim) et de quatre anciens responsables de l’entreprise, pour avoir payé des groupes jihadistes entre 2013 et 2014 afin qu’ils laissent fonctionner une usine en Syrie, est une petite révolution. D’une part, parce que cette décision de la part d’un tribunal français sanctionne des actes qui se sont produits à l’étranger, et d’autre part, parce qu’elle pourrait ouvrir la voie à d’autres plaintes, y compris de la part de personnes ayant été victimes de groupes jihadistes ainsi financés. Même si des affaires comparables (activités de BNP Paribas au Soudan entre 2002 et 2007) attestent que les procédures de ce type s’étalent sur de très nombreuses années. Sur le front de la biodiversité, abordée aussi dans cette lettre, l’approche de la COP17, qui se déroulera en octobre en Arménie, mérite qu’on s’y implique dès maintenant, tant le sujet est encore beaucoup trop délaissé par le monde économique.
