Meta accumule les jugements défavorables en matière d’atteintes à la vie privée des utilisateurs de ses plates-formes

D’après la base de données Violation Tracker Global, Meta (Facebook, Instagram, etc.) aurait fait l’objet d’au moins 58 amendes à travers le monde depuis 2010, pour un montant global dépassant 11 milliards de dollars. Plus de 85 % de cette somme se rapporte à des infractions concernant des atteintes à la vie privée. Le compteur des amendes continue de tourner, puisque, le 24 mars 2026, le tribunal de Santa Fe (Nouveau-Mexique) a condamné Meta à 375 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir enfreint les lois de l’État sur la protection des consommateurs. Le Nouveau-Mexique avait porté plainte en 2013, accusant les plates-formes de la société de permettre la diffusion de matériel pédopornographique et de ne pas avoir identifié les réseaux de prédateurs présumés. Une deuxième phase du procès débutera le 4 mai et déterminera si Meta a causé un trouble à l’ordre public et si l’entreprise doit financer des programmes publics destinés à remédier aux préjudices allégués.

Le 25 mars, c’est un jury de Los Angeles qui a condamné Meta ainsi que YouTube (Google) à verser 6 millions de dollars à une plaignante. Il accuse les deux sociétés d’avoir rendu la jeune utilisatrice dépendante des réseaux sociaux. Cette décision suscite des inquiétudes quant au dénouement des milliers de litiges en cours auxquels font face Meta, Google, Snap et ByteDance (TikTok) aux États-Unis, accusés de porter atteinte à la santé mentale des adolescents et des jeunes utilisateurs. Meta et Google ont indiqué leur intention de faire appel. Quoi qu’il en soit, les actions de Meta ont chuté de près de 12 % en deux jours à la suite de ce jugement, pour atteindre leur plus bas niveau depuis 11 mois.