Les neuf premiers mois de la présidence de Donald Trump sont marqués par de nombreuses et violentes attaques contre les énergies renouvelables, et des avantages considérables octroyés aux combustibles fossiles. Cette politique, déjà mise en œuvre lors de son premier mandat, a été nettement plus ciblée et agressive depuis sa réélection. Son gouvernement procède aussi à des licenciements massifs dans les domaines de la science du climat et de la pollution ainsi que dans les énergies renouvelables. Il s’emploie également à mettre en vente les terres domaniales au profit de l’industrie pétrogazière. Cela va de la suppression des protections des forêts nationales aux attaques contre les monuments nationaux, en passant par l’ouverture de nouvelles opportunités de forage pétrolier en Alaska.
Le 6 octobre 2025, l’association Public Citizen et le Revolving Door Project ont publié un rapport dans lequel ils analysent la stratégie et les méthodes utilisées par l’administration Trump pour démanteler tout ce qui est favorable aux énergies renouvelables et distribuer des faveurs à l’industrie fossile (qui a largement contribué au financement de la campagne de Donald Trump à l’élection présidentielle), et ce, grâce à un noyautage en règle des institutions, des agences et des services de l’État.
Les deux organisations ont passé en revue les antécédents de 111 personnes ayant été proposées ou nommées par l’exécutif pour prendre en charge l’élaboration des politiques énergétiques et environnementales du pays. L’analyse a révélé que Donald Trump a installé des experts du secteur des combustibles fossiles et des opposants aux énergies renouvelables dans neuf agences ayant des incidences sur les politiques énergétiques et environnementales du pays.
Ces agences ont recruté des dizaines de personnes issues du secteur des combustibles fossiles, des conglomérats miniers et d’autres industries polluantes, de même que des avocats d’affaires, des collaborateurs de think tanks d’extrême droite et des personnalités du Parti républicain directement liées au programme d’énergie polluante de Donald Trump. L’étude a aussi examiné en détail le « curriculum vitae » des 37 personnes dont la nomination à trois agences clés devait faire l’objet d’une confirmation par le Sénat : le ministère de l’Énergie, l’Agence de protection de l’environnement et le ministère de l’Intérieur. Il en ressort que 25 d’entre elles ont des liens avec des organisations polluantes.
