Les algorithmes d’Uber affectent négativement la rémunération des chauffeurs européens, qui se rebiffent

Le 21 août 2026, l’Autorité néerlandaise de protection des données a indiqué avoir infligé une amende de 825 millions d’euros à Uber. L’organisme a en effet constaté que la plateforme prenait des décisions entièrement automatisées concernant ses chauffeurs, ce qui est interdit par le Règlement général sur la protection des données (RGPD). En cas de suspicion de fraude ou d’avis clients trop négatifs, les comptes étaient automatiquement désactivés temporairement, voire définitivement en cas de persistance de mauvais avis.

Le 2 septembre, l’association néerlandaise WIE International a décidé d’enfoncer le clou auprès du tribunal du district d’Amsterdam, où se situe le siège européen d’Uber. Elle a engagé une action collective au nom de plusieurs milliers de chauffeurs au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en France, en Pologne et en Roumanie. WIE indique qu’Uber a enfreint le RGPD en prenant des décisions sans intervention humaine. Des algorithmes évaluent la rémunération d’une course, et déterminent le chauffeur à qui elle est proposée et attribuée. Des experts économiques du cabinet Oxera, missionnés par WIE, estiment par exemple que 48 % des chauffeurs aux Pays-Bas ont vu leur salaire horaire diminuer de 7 508 euros en moyenne par an.