L’administration Trump veut accélérer l’exploitation pétrolière dans les régions vierges d’Alaska

Les régions arctiques constituent de grandes étendues briguées par les entreprises minières et pétrolières. De leur côté, les ONG veulent que ces zones restent prémunies contre ces convoitises pour des raisons environnementales, mais aussi pour protéger les droits et les libertés des peuples autochtones qui y vivent, que ce soit en Europe, en Amérique du Nord ou en Russie. En Europe, les membres de ces communautés sont peu nombreux. En Russie, ces groupes sont limités sur le plan formel (le droit russe ne reconnaît en effet que les groupes autochtones dont le nombre d’individus est peu important) et fortement réprimés. Aux États-Unis, ils sont actifs mais malmenés par l’administration fédérale.

Le 8 septembre 2026, l’administration Trump a publié un projet de règlement au Journal officiel fédéral qui pourrait entraîner une accélération des activités industrielles dans de vastes zones sauvages et dans les territoires de chasse des communautés autochtones d’Alaska. La Réserve nationale de pétrole (National Petroleum Reserve in Alaska, NPR-A) abrite certaines des plus grandes zones intactes du pays. Elle constitue un habitat essentiel pour les oiseaux migrateurs, les ours polaires, les loups et de nombreuses autres espèces. Elle abrite également un troupeau de caribous, qui représentent une ressource de subsistance importante pour les populations autochtones d’Alaska vivant dans la communauté de Nuiqsut.

Selon ce projet, lorsqu’une demande d’autorisation de « projet admissible » lui sera adressée, le Bureau de gestion des terres (BLM) devra rendre rapidement sa décision (dans les 60 jours qui suivent la réception de cette demande). Les organisations environnementales affirment qu’il n’y a quasiment aucune restriction quant aux types de projets pétroliers et gaziers admissibles, si ce n’est de se situer à moins de 40 kilomètres d’une activité existante. Par ailleurs, le BLM n’aura plus à évaluer les conséquences environnementales des projets et ne sera plus obligé de solliciter l’avis du public. Le BLM accepte les commentaires sur son projet de règlement jusqu’au 9 novembre.