Urgence

Le 14 septembre 2026, les actions liées à l’IA ont chuté après que les dirigeants des plus grandes entreprises d’intelligence artificielle ont mis en garde contre les risques existentiels que représente potentiellement cette technologie. Ces réactions ont surpris, même si le fait qu’elles propagent une forme de masochisme bénin n’est pas sans déplaire. Quoi qu’il en soit, le coup est parti, et il est peu probable que le rythme ralentisse significativement, tant les sommes déjà investies et à venir sont considérables. Les industriels espèrent désormais rapidement un retour sur investissement à la hauteur des efforts financiers consentis. De nouvelles menaces sociétales vont émerger. Les risques sont déjà réels sur de nombreux fronts : ceux de la consommation énergétique, des conflits d’usage et des rejets de gaz à effet de serre associés. Dans certaines régions du monde, l’emprise foncière des centres de données et les troubles de voisinage ajoutent leur tribut aux tensions déjà existantes. Malgré les discours rassurants, de nombreuses catégories d’emploi vont être affectées, encore un peu plus pour certaines. Les préjugés et les exclusions liés à l’apprentissage des modèles sont déjà une réalité… Il y a donc urgence à mesurer plus activement et avec précision la manière dont les entreprises maîtrisent les conséquences ESG de leur utilisation (directe et indirecte) de l’IA.