Bayer et les avocats de patients atteints de cancer ont annoncé le 17 février 2026 un projet d’accord de 7,25 milliards de dollars pour mettre un terme à des dizaines de milliers de poursuites aux États-Unis alléguant que l’entreprise n’avait pas averti que son Roundup (herbicide à base de glyphosate fabriqué par sa filiale Monsanto) pouvait causer le cancer. Cette proposition intervient alors que la Cour suprême des États-Unis doit examiner en avril les arguments de Bayer selon lesquels l’approbation du Roundup par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) sans avertissement relatif au cancer devrait invalider les plaintes déposées devant les tribunaux d’État. L’accord, qui doit encore être approuvé par le tribunal de Saint-Louis (Missouri), donnerait aux patients la garantie de recevoir une indemnisation, même si la haute cour se prononçait en faveur de Bayer. De son côté, l’entreprise serait à l’abri d’éventuelles dépenses plus importantes si le tribunal statuait contre elle. Elle continue de contester le fait que le glyphosate puisse provoquer un lymphome non hodgkinien et se réserve le droit de dénoncer l’accord si un trop grand nombre de plaignants s’en retirait.
