Carrefour emploie plus de 8 000 salariés en Pologne dans environ 750 magasins, actifs dont le groupe pourrait se séparer. Fin janvier 2025, Carrefour Polska a informé les syndicats de son projet de licencier 340 salariés. Depuis, le nombre de personnes concernées a été ramené à 250. L’enseigne prévoit de rénover et réduire la surface de vente de certains magasins et de restructurer quelques points de vente. La direction a promis de mettre en œuvre un programme de reclassement et quelques avantages mineurs dépendant de l’ancienneté des salariés licenciés. Mais, pour l’essentiel, les indemnités de licenciement se limiteront au minimum légal.
Pour le syndicat NSZZ Solidarność, le compte n’y est pas. Le 11 février 2026, il a donc organisé un piquet de grève et une conférence de presse devant le siège de Carrefour Polska à Varsovie pour protester contre les conditions de licenciement de personnes qui, pour la plupart, sont dans le groupe depuis plus de 20 ans. Le syndicat souligne la disproportion avec les conditions accordées dans les implantations occidentales du groupe (France, Italie, Belgique). Même en Roumanie, les employés ayant dix ans d’ancienneté ont perçu huit fois leur salaire en indemnités de licenciement, et quatre fois lorsqu’ils avaient moins de dix ans d’ancienneté. Les syndicalistes dénoncent la « RSE de façade » de l’entreprise et ont adressé une lettre ouverte au P.-D.G. du groupe, Alexandre Bompard.
