L’accord conclu entre le Royaume-Uni et la Californie en matière d’environnement montre qu’il est possible de contourner le backlash ambiant. Qu’il est même indispensable de rechercher résolument des alliances. Par ailleurs, des acteurs avisés (entreprises, ONG, syndicats) nous rappellent que le progrès social ne peut exister sans des relations stables entre donneurs d’ordres et sous-traitants, de même qu’un certain niveau de confiance. Une confiance qui doit être réfléchie et construite, bien sûr. Mais elle ne peut être remplacée par les certifications, sociales et environnementales, qui fleurissent et peuvent donner aux entreprises l’illusion qu’elles « contrôlent » leur chaîne d’approvisionnement. De leur côté, les populations autochtones restent les gardiennes des écosystèmes locaux, et plus largement de la nature, notre bien commun. Écoutons-les et associons-nous à leur engagement. Enfin, l’un des grands enjeux pour les communautés est de désigner les responsables du dérèglement climatique et des dommages qui en découlent. Jusqu’à présent, c’était surtout aux États-Unis, un peu en Allemagne, que les tribunaux étaient saisis. Le procès qui vient de s’ouvrir à Paris contre TotalEnergies étend leur champ d’action.
