Le Centre de recherche sociale et économique sur l’environnement mondial de l’université d’East Anglia a publié le 7 janvier 2026 les résultats d’une enquête intitulée The Socio-economic evidence for sustainable fisheries. Le document fait ressortir les incohérences qui président au système alimentaire mondial, à partir de l’exemple des ressources halieutiques qui approvisionnent la population britannique. Malgré l’abondance d’espèces de poissons dans les eaux britanniques, plus de 80 % des fruits de mer consommés au Royaume-Uni sont importés, et une grande partie du poisson pêché dans les mers locales (sardines, anchois de Cornouailles…) est exportée.
Les ventes en supermarché sont fortement concentrées sur cinq espèces : le cabillaud, l’aiglefin, le saumon, le thon et les crevettes. En conséquence, 58 % des Britanniques n’ont jamais goûté aux sprats, 28 % n’ont jamais mangé d’anchois, 23 %, de hareng, et 12 %, de sardines, et ce, en dépit de leur abondance dans les eaux côtières du pays. Malgré cela, 41 % des personnes interrogées se sont déclarées prêtes à essayer de nouvelles espèces. Les chercheurs soulignent qu’une modification des habitudes alimentaires comporterait de nombreux avantages : la préservation des ressources, la dynamisation des économies locales, le renforcement de la sécurité alimentaire et la réduction des émissions de GES…
