Persévérer

Les onze dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, a annoncé le 14 janvier l’observatoire scientifique européen Copernicus. Et 2025 se place en troisième position, après 2024 et 2023. Désormais, chaque année, les pertes causées par les catastrophes climatiques se chiffrent en dizaines de milliards d’euros, et ce, sur tous les continents. Dans les entreprises, cette évidence n’empêche pas les acheteurs de reléguer la RSE au second plan, derrière la question des coûts, une conséquence de la guerre économique que se livrent actuellement les nations. Mais on relève aussi quelques notes positives. Si les États-Unis de Donald Trump freinent la mise en œuvre d’instruments de mesure des empreintes sociales et environnementales des sociétés, d’autres pays rendent progressivement cette démarche obligatoire, comme les Philippines. Cependant, on s’achemine vers un consensus mou, très loin des intentions originelles de la RSE visant à mettre en concurrence les entreprises entre elles sur la base de critères de mieux-disant social et environnemental. Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’on n’accepte pas la réalité (le changement climatique) que celle-ci ne s’impose pas. Ainsi, aux États-Unis, plusieurs juges ont désavoué la directive présidentielle de geler les projets éoliens offshore du pays. Enfin, le traité des Nations unies sur la haute mer est entré en vigueur le 17 janvier 2026. Il est censé régir la biodiversité dans les zones situées au-delà des juridictions nationales. Il reste maintenant à traduire les engagements communs en actions concrètes.