Les cours d’eau et les océans du monde entier sont envahis par les granulés de plastique

Le 15 août dernier, le cinquième et dernier round des négociations pour un traité mondial contre la pollution plastique, à Genève, s’est achevé sur un constat d’échec. Les 185 nations ne sont pas parvenues à se mettre d’accord sur une question cruciale : faut-il ou non limiter la production de plastique ? Pourtant, les plastiques sont partout dans la nature, dans les végétaux, les organismes animaux et humains. Plusieurs organisations (Waterkeeper Alliance, 5 Gyres, le Groupe de recherche d’intérêt public (PIRG), Environment America) ont souhaité attirer l’attention sur un aspect particulier de cette question : les granulés de plastique.

Ces petites particules généralement rondes, appelées « nurdles » en anglais, sont les éléments de base des produits en plastique de notre vie quotidienne. Une étude publiée en août 2023 par l’association écossaise Fidra estime que jusqu’à 445 970 tonnes de granulés en plastique pourraient, chaque année, être disséminées dans la nature.

Le 17 septembre 2025, les quatre organisations ont publié leur première comptabilisation des granulés de plastique dans le monde. Entre avril et mai 2025, des volontaires ont collecté à la main des granulés sur le bord des lacs, des rivières, des plages. Cette opération s’est déroulée sur 200 sites répartis dans 14 pays et sur tous les continents. Ce travail très minutieux leur a permis de ramasser près de 50 000 minuscules granulés. Ces boulettes sont parfois rejetées dans les cours d’eau par les usines qui les produisent. Dans d’autres cas, elles sont déversées accidentellement au cours de leur transport. Quoi qu’il en soit, les organisations appellent à réglementer ce secteur très peu contrôlé et à poursuivre les pourparlers pour limiter la production de plastique en amont.