La transparence environnementale et sociale reste au centre des préoccupations des parties prenantes des entreprises, y compris des acteurs de la finance responsable. Si l’Union européenne procède, depuis quelque temps, à un rétropédalage en règle, d’autres juridictions rattrapent leur retard. C’est le cas du Royaume-Uni, qui vient d’intégrer les normes de durabilité IFRS dans son droit national (sur une base volontaire dans un premier temps), de la Californie, qui résiste à la pression rétrograde de Donald Trump en fixant au 10 août 2026 la première date limite obligeant les grandes entreprises à divulguer leurs émissions de GES, de la Corée du Sud et de Singapour. Mais force est de constater que l’ambition collective n’est pas à la hauteur des enjeux et que le principe de double matérialité (impact financier pour l’entreprise/impact sur le milieu) – clé de voûte du reporting européen – n’a pas la faveur des nouveaux entrants. Pourtant, l’urgence ne faiblit pas. Les fausses solutions (comme les granulés de bois) abondent, la pression sur les conditions de travail des populations les plus vulnérables s’accroît à cause de la situation géopolitique, et le réchauffement climatique s’accélère considérablement, comme le révèle une étude récente.
