Un plan français de programmation pluriannuelle de l’énergie de compromis qui laisse perplexe

La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) de la France a été présentée le 12 février 2026, avec plus de deux ans de retard. La feuille de route prévoit notamment une réduction de la part du pétrole et du gaz fossile dans l’énergie consommée en France allant de 58 % en 2023 à 40 % en 2030. La reprise de la filière nucléaire est confirmée. La PPE envisage aussi la relance de l’hydroélectrique et une accélération de l’éolien offshore, mais une croissance ralentie de l’éolien terrestre et du photovoltaïque.

Si la menace d’un moratoire sur les énergies renouvelables a été écartée, les organisations écologistes considèrent que ce plan n’est pas crédible. Elles estiment que le coût du nucléaire sera bien plus conséquent qu’annoncé, et que les retards dans la mise en activité des centrales sont très probables. Elles soulignent l’importance de l’éolien terrestre dans l’équilibre du mix énergétique renouvelable. Elles alertent sur les aléas climatiques qui pourraient affaiblir le potentiel de l’hydroélectrique. Elles dénoncent le manque d’ambition sur le photovoltaïque pourtant très utile en matière d’implication des acteurs locaux. Elles pointent du doigt l’insuffisance des moyens alloués à l’électrification des usages et surtout à la sobriété énergétique (modération de l’aviation, centres de données, isolation des logements…).