La cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (CIN, ou INC selon l’acronyme en anglais) chargé d’élaborer un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution au plastique a déjà enregistré deux échecs : à Busan (Corée du Sud) en décembre 2024, et à Genève (Suisse) en août 2025. Une nouvelle rencontre, l’INC-5.3, va être organisée à Genève le 7 février 2026, mais uniquement pour élire des responsables après la démission, début octobre, du président équatorien de l’INC, Luis Vayas Valdivieso. Cette lenteur tranche avec l’urgence de la situation concernant les plastiques, qui est très préoccupante et mondiale.
Selon une étude publiée le 28 janvier 2026 dans la revue scientifique PLOS One, un tiers des poissons vivant dans les eaux des îles du Pacifique sont contaminés par des microplastiques. Il s’agit de la première base de référence régionale concernant l’ingestion de microplastiques marins dans le Pacifique. Cet article contredit l’idée selon laquelle cette zone serait une région sauvage et isolée, à l’abri des déchets mondiaux. Les scientifiques ont évalué les taux de contamination de 878 poissons côtiers appartenant à 138 espèces différentes et pêchés aux Fidji, aux Tonga, à Tuvalu et au Vanuatu. Les microplastiques imprègnent toutes les couches de l’océan. Les fibres synthétiques (issues de textiles, cordages, lignes d’amarrage, engins de pêche, etc.) sont les particules le plus fréquemment retrouvées. Les taux de contamination sont variables d’une région à l’autre. Aux Fidji, près de 75 % des poissons contenaient des microplastiques, alors que seulement 5 % des poissons étaient contaminés au Vanuatu.
