L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a rendu publiques deux études qu’il a pilotées auprès de plus de 100 000 participants en France entre 2009 et 2023. L’une d’entre elles est intitulée Associations between preservative food additives and type 2 diabetes incidence in the NutriNet-Santé prospective cohort, l’autre, Intake of food additive preservatives and incidence of cancer: results from the NutriNet-Santé prospective cohort.
La première étude met en évidence qu’une consommation globale d’additifs conservateurs, de conservateurs non antioxydants et d’additifs antioxydants est associée à une incidence accrue de diabète de type 2 si on la compare à un niveau de consommation plus faible de ces substances (respectivement de 47, 49 et 40 %). La deuxième analyse fait ressortir que la consommation totale de conservateurs non antioxydants est associée à une incidence accrue du risque global de cancer et de cancer du sein. Parmi les conservateurs antioxydants, seuls les érythorbates totaux et l’érythorbate de sodium (E316) se sont révélés associés à un risque global de cancer plus élevé (12 %) et de cancer du sein plus important (21 %). Il s’agit des deux premières études au monde sur les liens entre additifs conservateurs et incidence de cancer et de diabète de type 2.
