Dans la sidérurgie, la transition écologique et le renforcement du socle social doivent aller de pair

Dans une déclaration commune, le 11 novembre 2025, trois fédérations syndicales internationales, le TUAC (Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE), IndustriALL Global Union et IndustriALL Europe, ont appelé à des mesures ambitieuses pour permettre au secteur sidérurgique de résister « au double défi du commerce mondial inéquitable et de la transition climatique ».

En 2027, la surcapacité mondiale de production d’acier devrait atteindre 721 millions de tonnes. Par ailleurs, de nombreuses fermetures ou reconversions en Europe et en Amérique latine concernent des hauts fourneaux/convertisseurs à oxygène à forte intensité de carbone. Cela entraîne de sérieuses préoccupations sociales et d’emploi. Pour les syndicats, afin d’assurer une transition juste, il convient de « donner aux travailleurs une place à la table des négociations, responsabiliser les entreprises et garantir des protections sociales ».

Pour Atle Høie, secrétaire général d’IndustriALL Global Union, « les entreprises sidérurgiques multinationales doivent réinvestir leurs bénéfices dans leurs employés, dans des lieux de travail sûrs, dans la formation continue et dans la décarbonation – et non pas simplement récompenser les actionnaires et délocaliser la production vers les pays où les coûts sont les plus bas ». Pour information, entre 2019 et 2023, le géant de l’acier ArcelorMittal a, en net, annulé 170 millions d’actions. Les syndicats se disent prêts à collaborer avec l’industrie, les gouvernements et l’OCDE sur des solutions pratiques, notamment des feuilles de route crédibles pour la décarbonation, des plans de transition juste et des cadres mondiaux solides.