En 2013, l’Autorité de la concurrence a condamné une filiale de Sanofi à hauteur de 40,6 millions d’euros pour avoir mis en place une stratégie de communication auprès des médecins et des pharmaciens visant à dénigrer les génériques de son médicament le Plavix®. Le brevet de ce dernier, utilisé pour la prévention des récidives des maladies cardiovasculaires graves, devait expirer en juillet 2008. Le groupe avait procédé au dépôt de nouveaux brevets pour prolonger cette protection jusqu’en février 2013. Considérant avoir été victime de ces agissements, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a saisi le tribunal de commerce de Paris, qui a déclaré l’action prescrite. Mais, en février 2022, la cour d’appel a infirmé cette décision. Le 24 septembre 2025, celle-ci a condamné Sanofi à verser 150,7 millions d’euros de dommages-intérêts à la CNAM. Il s’agit du deuxième plus important montant versé à l’assurance maladie à l’issue d’une décision de justice, après l’affaire du Mediator. Le laboratoire a exprimé qu’il se réserve la possibilité de se pourvoir en cassation.
