Les PFAS sont parmi les polluants les plus préoccupants. On les retrouve dans de nombreux produits. Aux États-Unis, le nombre d’actions juridiques engagées contre des firmes accusées d’avoir contaminé les sols et les cours d’eau avec ces polluants éternels se multiplient. En France aussi, les actions en justice émergent. Le 28 mars 2025, la régie municipale Eau de Paris a déposé une plainte contre X auprès du Tribunal judiciaire de Paris afin d’établir la responsabilité des producteurs de PFAS. Début août de la même année, 400 habitants de Saint-Louis (Haut-Rhin) ont engagé un recours pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ». En mai 2023, 37 riverains de la « vallée de la chimie » ainsi que 10 associations et syndicats ont déposé un recours en référé pénal environnemental au tribunal judiciaire de Lyon contre le groupe chimique Arkema pour mettre un terme à la pollution aux PFAS. Une plainte contre X a été déposée le 30 octobre 2023 par 34 communes, 6 associations et fédérations de pêche, et 35 personnes, toujours pour cause de pollution aux PFAS.
Le 2 février 2026, ce sont 192 citoyennes et citoyens ainsi que 4 associations représentés par le cabinet Kaizen Avocat qui ont engagé une action collective au civil à l’encontre d’Arkema et de Daikin Chemical France. La procédure vise à faire reconnaître la responsabilité des deux entreprises dans la contamination aux PFAS de la « vallée de la chimie ». L’ensemble des préjudices a été évalué à 36,5 millions d’euros. Les plaignants demandent réparation pour cinq types de préjudices : moral, d’anxiété, de trouble de jouissance (des produits de son jardin ou de l’environnement local), matériel (pour les mesures préventives mises en œuvre) et lié à la santé.
