Face aux menaces, les bonnes intentions s’évaporent. La guerre économique bat son plein, et les acquis environnementaux sont méthodiquement démantelés en Amérique du Nord et en Europe. Au Chili, le résultat des élections présidentielles ne présage rien de bon pour les peuples autochtones et la préservation des glaciers et des lacs salés. Devant l’expansion des conflits armés, des pays européens envisagent de se retirer du traité interdisant les mines antipersonnel, alors que le nombre de victimes a atteint un chiffre record depuis 4 ans. Lors de sa dernière session plénière, mi-novembre, le processus de Kimberley sur la traçabilité des diamants et l’alimentation des conflits a montré qu’il peine à se réformer. De toutes les façons, les bonnes intentions ne suffisent pas. Il faut des objectifs à long et court termes. Pas l’un ou l’autre, mais les deux, car on voit bien que si les objectifs à long terme ne sont pas solidement liés à des actions immédiates, ils peuvent facilement être remis en question. Il faut aussi des résultats. Les scandales sociaux qui éclaboussent l’industrie du luxe en Italie n’en sont pas l’illustration. Dans ce contexte, les responsables du développement durable des entreprises gardent un peu d’espoir, selon le dernier sondage du média Trellis, et on salue la décision de la Norvège de renoncer (pour le moment) à l’exploitation minière en haute mer.
