En Europe, la lutte contre les affirmations environnementales trompeuses est au cœur des préoccupations et des débats

Dans son numéro 436, Impact Entreprises indiquait que, le 20 juin 2025, la Commission européenne avait manifesté son intention de retirer sa proposition de directive sur le greenwashing. À la suite de la levée de boucliers que cette déclaration a suscitée, la présidente de la Commission a tenu à préciser que celle-ci n’avait jamais eu l’intention de retirer la proposition. Il n’en demeure pas moins que le trilogue de négociations final a été annulé et qu’aucune nouvelle réunion n’a été programmée, que l’Italie ne soutient plus la proposition (ce qui crée une potentielle position de blocage), et que l’intégration des microentreprises dans le dispositif pose toujours un problème.

En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) commence à réagir à propos des allégations environnementales fausses ou trompeuses. Le 3 juillet, elle a ainsi condamné la société Infinite Style E-Commerce Ltd., chargée des ventes de Shein, à une amende de 40 millions d’euros. Les griefs portent sur des informations mensongères en matière de réduction de prix, mais aussi sur l’incapacité de la société à justifier ses affirmations concernant ses performances de réduction d’émissions de GES. Pour mémoire, le 25 septembre 2024, l’autorité de concurrence italienne a ouvert une enquête sur Infinite Styles Services Co. Limited, installée à Dublin, qui gère le site internet de Shein. Elle met en avant le caractère potentiellement trompeur de certaines déclarations environnementales contenues dans les sections « #SHEINTHEKNOW », « evoluSHEIN » et « Social Responsibility » du site shein.com.