Selon une information diffusée le 17 février 2025 par le média en ligne Semafor, le New York Times aurait approuvé des outils d’intelligence artificielle générative que le personnel de la rédaction pourra utiliser grâce à un nouvel outil interne appelé Echo. Celui-ci pourra être employé pour suggérer des modifications et des révisions du travail des journalistes, générer des résumés et des textes promotionnels, etc. L’IA ne devra cependant pas servir à rédiger ou à modifier de manière significative un article, à insérer des documents protégés par des droits d’auteur tiers, ou à publier des images et des vidéos générées par l’IA sans précision explicite. Le journal ajoute que le travail devra toujours être géré par les journalistes et leur être attribuable, et s’appuyer sur des informations formelles vérifiées.
De son côté, Jeff Bezos, le propriétaire du Washington Post, a annoncé le 26 février un changement dans les pages d’opinion du journal. Désormais, les articles d’opinion soutiendront et défendront deux piliers : les libertés individuelles et le libre marché. D’autres sujets seront abordés, mais les points de vue opposés à ces deux principes « seront publiés par d’autres journaux ». Une position on ne peut plus claire pour ce journal célèbre pour avoir révélé le scandale du Watergate ayant conduit à la démission du président des États-Unis Richard Nixon en 1974, mais aussi pour avoir dévoilé le 25 octobre 2024 que, contrairement à sa tradition, il ne soutiendrait aucun candidat (en l’occurrence démocrate) à l’élection présidentielle du 5 novembre.