COP16 : les États ont trouvé un compromis pour financer la lutte contre l’effondrement de la biodiversité. Il reste encore beaucoup à faire

La COP16 sur la biodiversité s’était achevée début novembre à Cali (Colombie) sans qu’une décision soit prise sur le financement de la préservation de la nature. Un deuxième volet de la COP16 s’est donc déroulé à Rome du 25 au 27 février 2025. Comme on pouvait s’y attendre, Washington n’a pas envoyé de représentant. Malgré tout, les participants sont laborieusement parvenus à un accord sur la méthode à suivre afin de réunir les ressources financières nécessaires pour protéger la biodiversité mondiale (200 milliards de dollars par an d’ici 2030). Les participants se sont aussi entendus sur le mécanisme de suivi des engagements pris par les États en 2022 pour sauver la nature. Les progrès accomplis seront évalués lors de la COP17, qui se déroulera en Arménie en 2026. Pour l’heure, ils sont extrêmement faibles. Malgré la satisfaction qu’un compromis ait été trouvé en cette période où le multilatéralisme bat de l’aile, de nombreux points cruciaux restent en suspens, comme la création d’un éventuel nouveau fonds spécifique, dont les discussions ont été reportées à 2028.