Radical.

La COP23 s’est ouverte hier à Bonn. Présidée par les Fidji, elle est qualifiée de « technique ». Mais cela ne doit pas minimiser son importance. Au contraire, cette conférence va déterminer la mise en œuvre effective de l’accord de Paris. Car il est de plus en plus urgent d’agir et le « cargo Terre » peine à accélérer. Les indicateurs ne sont pas bons et c’est maintenant un « sprint de fond » qui s’impose à la communauté. A dire vrai, si les entreprises engagent des initiatives, celles-ci ne sont pas suffisamment radicales pour modifier des modèles économiques, techniques et financiers solidement ancrés et elles s’inscrivent rarement dans des visions à moyen terme. Pour autant, il ne s’agit pas d’oublier les autres défis : réduction des inégalités liées au travail, répartition plus équitable de la valeur créée, préservation des ressources, restauration de la biodiversité, lutte contre les situations d’esclavage moderne, etc. Ni d’omettre de démontrer de manière claire et incontestable que les actions déployées produisent des effets tangibles pour les parties censées en bénéficier.