Répartir.

En toile de fond des états généraux de l’alimentation, qui se tiennent actuellement en France, se profile la question de la répartition de la valeur créée. En particulier entre producteurs et distributeurs. Cette problématique est au cœur de la RSE, dans le sens où en poursuivant ses activités, une entreprise prélève des ressources (naturelles, humaines, financières ou touchant aux infrastructures…), privées ou collectives, les transforme et répartit le résultat de cette transformation. Au terme de ce processus se pose la question de la justesse de la redistribution de la valeur créée entre les parties concernées, mais aussi, on tend à l’oublier, de la répartition du poids de la richesse détruite. Dans la partie de leurs rapports consacrés au développement durable, les entreprises essaient parfois de mesurer cette redistribution, mais de façon très imparfaite dans la mesure où elles regroupent leurs parties prenantes en grandes catégories (fournisseurs, salariés, actionnaires, clients…). Or ces catégories sont constituées de sous-catégories dont la diversité, si elle était prise en compte, permettrait de mettre en évidence les éventuelles inégalités à corriger.