M&S s’appuie sur un rapport d’Oxfam pour améliorer les conditions de travail chez ses fournisseurs

À la demande du groupe Marks and Spencer (M&S), l’association Oxfam UK a conduit une étude qualitative sur des sites de production alimentaire au Royaume-Uni et des usines de chaussures en cuir en Inde fournissant M&S. Le travail de recherche s’est appuyé sur des entretiens avec 390 ouvrières et ouvriers pour examiner la situation des droits humains et des conditions de travail. L’étude est publique. L’ONG a relevé de nombreuses conditions préoccupantes (grande pauvreté, séquelles affectant la santé sur le long terme, indemnités maladie insuffisantes, discrimination, représentation des travailleurs précaire ou menacée, y compris dans les usines britanniques…). L’une des principales conclusions du rapport révèle que l’absence de canaux de signalement fiables et dignes de confiance invalide tout ou partie les résultats des audits. Dans sa réponse au rapport d’Oxfam, M&S s’est engagé à étendre, avec le concours du cabinet nGaje, l’utilisation d’une application baptisée « worker voice » afin d’être directement à l’écoute des travailleurs de 500 sites alimentaires britanniques de sa chaîne d’approvisionnement d’ici 2022, ainsi qu’à créer un nouveau comité au sein de son conseil d’administration qui examinera ces informations. Mais Oxfam estime que ces mesures ne seront pas suffisantes et devront être complétées par la promotion d’un dialogue ouvert entre les travailleurs et la direction des producteurs. Cette préconisation rejoint les attentes formulées depuis de nombreuses années par les fédérations syndicales et les associations.