Fortunes diverses pour les pourfendeurs des dégâts écologiques causés par l’industrie minière

Le 29 mars dernier, le Parlement du Salvador votait en faveur de l’interdiction de toutes les mines de métaux sur son territoire, faisant de ce petit pays, dont 90 % des eaux de surface seraient polluées par des substances chimiques, des métaux lourds ou divers déchets, le premier au monde à adopter une telle disposition. De l’autre côté du Pacifique, la croisade menée depuis dix mois par la ministre philippine de l’Environnement, Regina Lopez, s’est terminée de façon moins heureuse, puisque la commission des nominations du Congrès philippin a refusé, le 3 mai, de la confirmer à son poste. Ses partisans y voient le résultat des pressions exercées par l’industrie minière depuis que l’ex-ministre a ordonné, le 2 février dernier, pour des raisons environnementales, la fermeture ou la suspension de 28 mines sur les 41 que compte le pays et annoncé son projet d’annuler 75 licences d’exploitation.